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TOUT CONNAITRE DES HIPPOCAMPES

VIVRE EN HARMONIE AVEC EUX

Dernière mise à jour : 10 juin 2016

 

Nous vous présentons

 

UN HOMMAGE

 à DENISE NIELSEN TACKETT

 

LE NUMÉRO 10
DU JOURNAL DES HIPPOCAMPES

DONT LA DERNIERE ÉDITION
MET EN LUMIERE L'EXPOSITION "HIPPOCAMPE"




 * * *


HOMMAGE

à DENISE NIELSEN TACKETT

Published with the permission of www.CoralMagazine.com
Publié avec l'autorisation de www.Coralmagazine.com
Copyright © 2015 Tackett & Tackett productions

Nous avons pris connaissance d'une triste nouvelle en lisant le numéro de mai/juin du magazine CORAL :

Denise Nielsen Tackett a perdu son long combat contre le cancer. L'équipe de Planète Hippocampe ne peut que lui rendre un hommage attristé.

Mais qui était exactement cette personne dont chacun a pu voir un jour le nom ? et "quel rapport avec les hippocampes ?" diront certains.




LA CRÉATION D'UN COUPLE EXCEPTIONNEL.


Le 1er avril 1983, à San Diego, en Californie, les 2 marins d'un petit bateau attendaient leurs 2 derniers passagers. Le navire devait partir à 22 heures pour un voyage de nuit permettant d'atteindre au matin un site de plongée, auprès d'îles situées au large. Un week-end dans les eaux de l'océan était ainsi organisé pour quelques clients.

L'avant-dernier passager arriva ; c'était une jeune femme, Denise Nielsen. Peu de temps après, juste à l'heure, le dernier client se présenta, Larry Tackett. Ce dernier, photographe sous-marin, après 6 ans de plongée, venait de passer avec succès son examen d'instructeur professionnel de plongée ; quant à Denise, chargée d'affaires bancaire, pratiquant la plongée depuis un an, elle préparait le même examen dans le même établissement à Phoenix, en Arizona.

Les organisateurs annoncèrent à ces deux derniers passagers, que pour respecter la règle de sécurité interdisant les plongées en solitaire, ils seraient compagnons de plongée le lendemain.


A ce moment-là, ils ne pouvaient se douter que cette rencontre, en mettant en valeur cette passion identique pour la plongée et la photographie sous-marine allait être un moment important de leur vie, le prélude à une aventure commune de plus de 30 ans !

Mais ils choisirent de se rencontrer le week-end suivant.


Deux semaines plus tard, Larry Tackett donne son premier cours ; on lui adjoint un assistant, une personne qui a besoin de cette fonction pour compléter son cursus en vue d'obtenir son diplôme de moniteur : ce fut … Denise Nielsen. Et un des élèves, plus âgé que les autres, est là pour pouvoir diriger une équipe de plongeurs qui doit récolter des spécimens marins en Océanie pour le Centre de Recherche sur le Cancer de l'université de l'état d'Arizona dont il est le Directeur. Larry Tackett lui demande alors en plaisantant s'il n'aurait pas besoin d'un spécialiste en photographie sous-marine. Mais où en trouver un dans les déserts d'Arizona ? Larry Tackett propose alors ses services et ceux de Denise : 3 mois plus tard le couple prend un congé et part pour une expédition de 8 semaines dans un coin reculé de la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Ils se marient 6 mois plus tard.

 

L'AVENTURE DU PHOTO-JOURNALISME SOUS-MARIN.


Peu de temps après, le Directeur du Centre de Recherche leur propose une expédition de 12-18 mois en solo ; devant une telle opportunité le couple vend presque tous ses biens, stocke le reste en garde-meubles et part à l'aventure. Et au bout de 18 mois l'aventure ne s'arrête pas ; de nouveaux crédits vont année après année leur permettre de plonger sur tous les sites de la planète pour recueillir des spécimens.


Quand ils arrivent en Indonésie ils ont à leur actif plus de 3000 plongées ! Ils seront les premiers à découvrir la richesse du site exceptionnel du détroit de Lembeh dans la province de Sulawesi du Nord. Le monde des plongeurs n'avait pas encore découvert ce site devenu mythique. Là sur le sable noir et la boue, dans des eaux souvent troubles vivent de multiples petites créatures qui ont développé l'art de passer inaperçu. Le monde de la plongée appellera bientôt ce type de plongée le « muck diving », la plongée en zone sale.

Denise Nielsen Tackett est fascinée par cette vie marine si bien adaptée à un environnement plutôt ingrat ; elle observe et cherche à comprendre le comportement des innombrables petits animaux qui y vivent.

Le couple collecte des spécimens, enrichit ses connaissances et augmente encore un portefeuille de photographies déjà exceptionnel.
 

Mais un an après, les crédits du Centre de Recherche sont épuisés. Que faire ?

Denise Nielsen Tackett ne pouvait pas imaginer sa vie sans l'océan ; et cet amour de l'océan elle le partageait avec son époux, inséparable compagnon de ses plongées, de ses aventures et coauteur de plusieurs de ses créations marines. Denise Nielsen Tackett et Larry Tackett choisissent alors de quitter l'université et de se consacrer au photo-journalisme spécialisé en vie marine.

Dès la première année Denise écrit 13 articles sur le détroit de Lembeh et le « muck diving » pour autant de magazines différents. Aux U.S.A. le couple intervient sur ces sujets dans des conférences et des salons consacrés à la plongée.
Journalistes de classe internationale, Denise Nielsen Tackett et Larry Tackett deviennent des membres de l'équipe du mondialement célèbre CORAL, le meilleur des magazines consacrés à l'aquariophilie marine. Ils furent ainsi les créateurs du calendrier « Reef Life » publié chaque année et qui présente des photos prises par le couple.

 

 

L'APOTHÉOSE : UNE NOUVELLE ESPECE D'HIPPOCAMPE.

Denise Nielsen Tackett écrira et publiera aussi en 2002 le livre « Reef Life : Natural History and Behaviors of Marine Fishes and Invertebrates » avec comme coauteur pour des photographies Larry Tackett.

 

Un autre livre sur la vie sous-marine ? Non, plutôt un livre tout autre sur la vie sous-marine, un livre qui ne ressemble pas du tout aux autres. En effet Denise Nielsen Tackett, amoureuse de la mer, était fascinée par la vie sous-marine et avide de comprendre le comportement de tous ses habitants, du plus grand au plus petit. Ce livre révèle au lecteur un regard différent, le regard de quelqu'un capable de s'arrêter au fond de l'eau et de regarder la vie autour d'elle, même la vie des petites créatures comme les hippocampes.

Denise Nielsen Tackett pouvait ainsi passer une plongée complète à observer une petite zone autour d'un seul corail ! Elle pouvait détecter des êtres qui voulaient avant tout ne pas être vus et étudier alors leurs comportements naturels ; elle avait la réputation auprès des plus grands ichtyologistes de détecter en un lieu ce que les autres n'avaient jamais vu ; elle passait aussi beaucoup de temps pour identifier avec une grande précision les espèces rencontrées ; et grâce à toutes ces qualités, elle est devenue à l'école de l'océan une biologiste marine de premier plan et elle fit une découverte exceptionnelle :

Dans le détroit de Lembeh, on peut trouver des Hippocampus bargibanti, hippocampes pygmée rouge et blanc comme les gorgones sur lesquelles ils vivent. Denise Nielsen Tackett remarqua un jour sur une épave japonaise de la seconde guerre mondiale une gorgone abritant un étrange hippocampe pygmée orange de 14 mm. Elle envoya des photographies à des spécialistes en espèces d'hippocampes ; il lui fut répondu qu'il s'agissait sans aucun doute d'une variante de couleur de l'Hippocampus bargibanti.

Mais à force d'observations, elle fut convaincue du contraire ; cet hippocampe pygmée vivait toujours sur une espèce de gorgone différente de celle de l'H. Bargibanti et il était beaucoup plus actif que ce dernier ! Il s'agissait pour elle d'une espèce inconnue !

Et en 2003 Sara Lourie et Jack Randall lui donnent raison. Ils publient le document scientifique portant le nom officiel qu'ils donnent à cette nouvelle espèce, Hippocampus denise, pour rendre hommage à Denise Nielsen Tackett; ce sera simplement l'hippocampe de Denise pour tous les plongeurs et les amoureux des hippocampes.


Son amour de l'océan et des petits êtres qui le peuplent resplendit dans ses écrits et ses superbes photographies.


Son nom restera pour toujours associé à celui de SON hippocampe, Hippocampus denise.




* * *


Le journal le plus lu par les hippocampes francophones

Cette rubrique porte à votre connaissance les dernières nouvelles concernant tous les hippocampes, qu'ils vivent dans la nature ou dans des aquariums.

 

Numéro 10



 

 NOUVELLES DE LA COLONIE DES HIPPOCAMPES DE LA POINTE DE L'ESPIGUETTE
PAR LA CHAÎNE TV DU SEAQUARIUM

Le dragage de plusieurs milliers de tonnes de sable par d'énormes bateaux dragueurs danois est en cours près de la flèche de l'Espiguette.


Une mission de surveillance est organisée par les associations Stellaris et Peau-Bleue avec le Seaquarium du Grau-du-Roi: un programme d'études sur la population locale d'hippocampes a été lancé.

La colonie d'hippocampes découverte il y a 4 ans a-t-elle survécu à ces travaux pharaoniques, aux premières aspirations de ce sable destiné à reconstituer les plages de Frontignan ?


La vidéo suivante vous donnera la réponse tout en proposant des images superbes et étonnantes ; on découvre un écosystème unique dans la région, un désert de vase parsemé d'oasis faits de débris où la vie ne veut pas s'éteindre.




Pour visiter le site du Seaquarium, cliquer sur le logo



    L'EXPOSITION HIPPOCAMPE  

 

L'exposition Hippocampe, élue coup de cœur par la fondation Nicolas Hulot, va faire l'objet d'un suivi particulier sur le site de Planète Hippocampe.

Inaugurée au printemps 2015 dans l'Hérault, elle reste en 2015 en Languedoc-Roussillon avant d'être présentée dans toute la France. Elle s'installera dans des établissements en relation avec la mer, comme des aquariums, ou dans des lieux accessibles à de nombreuses personnes jusqu'en 2017.

Les membres de Planète Hippocampe vont donc alimenter cette nouvelle rubrique en indiquant en temps réel le lieu où le public pourra aller voir cette superbe exposition et en mettant l'accent à chaque fois sur une de ses caractéristiques.


Ainsi actuellement l'exposition itinérante Hippocampe vient de quitter la Maison Noilly Prat à  MARSEILLAN dans l'Hérault et va s'installer dans un autre lieu qui sera indiqué ultérieurement sur l'affiche ci-dessous.



Mais pourquoi le département de l'Hérault a t' il été choisi pour inaugurer l'exposition Hippocampe ?

Si cette exposition est d'abord présentée dans l'Hérault c'est qu'elle est née dans ce département, près d'un site exceptionnel connu de tous les plongeurs, l'étang de Thau.

L'étang de Thau est une superbe lagune, une mer intérieure, alimentée en eau douce et reliée à la mer Méditerranée. D'une superficie de 7500 hectares il s'étend sur 19 km d'Agde à Frontignan sur une largeur de 5 kilomètres. Sa profondeur moyenne est de 4,50 mètres avec un maximum de 10 mètres.

De très nombreuses espèces habitent ce petit coin de paradis et parmi elles, se trouve une superbe créature qui ne vit plus en France que dans quelques sites magnifiques comme le bassin d'Arcachon, le golfe du Morbihan et bien sûr, l'étang de Thau qui abrite sa plus grande population européenne : l'hippocampe, devenu l'emblème de Thau.

On comprend alors que l'exposition Hippocampe soit née ici, dans l'Hérault.


 

Et voici la star de cette exposition: l'Hippocampus guttulatus !

A bientôt dans cette rubrique pour la suite de cette présentation d'une exposition qui sera sans doute l'évènement hippocampe de 2016/2017.



 

LA POLLUTION DE FUKUSHIMA

A la suite de la catastrophe japonaise survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, on a beaucoup parlé de la pollution radioactive aérienne qui a atteint la banlieue de Tokyo ; dès le 11 mars 2011, elle a transformé peu à peu des milliers d'habitants des zones contaminées en cobayes humains.

Mais qu'en est-il de la pollution radioactive marine ?

LES HIPPOCAMPES DU PACIFIQUE EN DANGER.


La catastrophe de Fukushima au Japon continue. 300 tonnes d'eau contaminée par des éléments radioactifs s'écoulent dans le Pacifique. Et que faire des 600000 tonnes d'eau polluée stockées par les japonais ?

L'eau radioactive, après avoir touché les côtes des U.S.A , comme indiqué dans nos précédents numéros, a atteint le sud-ouest du Canada, contaminant ainsi la plage d'Ucluelet en Colombie Britannique avec, entre autres, du Césium 134.

Toute l'Amérique du Nord est donc touchée par la pollution radioactive de Fukushima sur son sol et dans ses eaux marines.

La contamination radioactive s'étend partout dans le Pacifique. Les phyto et zoo planctons, bases de la chaîne alimentaire, empoisonnés par des éléments radioactifs contaminent tous les êtres vivants. L'analyse de poissons pêchés aux Philippines, à 4000 kilomètres environ de Fukushima, vendus dans des supermarchés suisses, a ainsi révélé la présence de Césium !

Tous les hippocampes du Pacifique avalant des proies peuvent donc ingérer des particules radioactives qui se fixeront dans leurs organismes; ces éléments radioactifs produiront une irradiation interne continue extrêmement dangereuse et impossible à arrêter...

Est-ce la fin annoncée de plusieurs espèces d'hippocampes ?

Nous suivrons de notre mieux cette catastrophe sans fin ...


Pour ceux qui veulent en savoir plus, consultez le N° 276 de mai 2015 de la publication du Groupement de Scientifiques pour l'Information sur l'Energie Nucléaire, le GSIEN; cliquez sur le logo ci-dessous.






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