Cet article a pour origine le 2ème volet de la trilogie de 2004 présenté au Récif du vendredi de Courbevoie (cf. les musts sur ce site); il a été enrichi et actualisé par nos soins sans compter les commentaires de notre mascotte « RID’AIL ».

Suite de

2- UNE MAINTENANCE RESPONSABLE 

2- L'AQUARIUM SPECIAL  HIPPOCAMPES

L'AQUARIUM NATUREL ET SES 3 PILIERS

HISTORIQUE

1er PILIER : LES ROCHES VIVANTES

2ème PILIER : LE SABLE VIVANT



2ème PILIER : LE SABLE VIVANT (suite)

 

IMPACT SUR LA QUALITE DE L’EAU

La stabilité de la qualité de l’eau de l’océan est merveilleuse ; le rôle du plancher océanique fait partie de ce système :

Le substrat et le récif lui-même jouent le rôle de réserve alcaline.

Dans l’aquarium, le lit de sable vivant essaie de répliquer ce système de stabilité bio-minérale, annulant les apports d’acidité et servant de « buffer » au PH. Cette action stabilisatrice s’accomplit par le réapprovisionnement de l’eau en cations importants comme le calcium, le magnésium et le strontium.

Dans un système sain, l’aragonite a ainsi une demi-vie de 18 à 24 mois. Après 2 ans la couche s’est réduite de moitié. Quand il s’est dissous sur une bonne hauteur, on constate que sa capacité de buffer diminue ( maintien du PH, taux de calcium et niveau d’alcalinité ) , un ajout s’impose ; on pose doucement la couche du haut sur le côté, place le nouveau sable préalablement imprégné d’eau de mer pour le recouvrir par la 1ère couche ; cela épargne la faune aérobie. Tout doit être fait doucement et sur le fond pour ne pas provoquer un nuage de sable stressant pour tous.


QUEL SABLE ?

  • COMPOSITION :

L’aragonite est supérieure à la calcite ( deux formes de carbonate de calcium ), car elle se dissout à partir d’un PH de 8.00 ( plus haut que la calcite ); toutes les nuits, le sable libère une réserve alcaline et bio minérale.

  • TAILLE DES GRAINS :

FIN ( 0.2 à 1 mm ) : l’idéal.

Pour une bonne dénitrification, il faut une épaisseur de 7 à 8 cm au minimum. Ils constituent un excellent substrat pour les phanérogames et le palétuvier rouge. Les coraux champignons, Trachyphyllia, Gonopora stokesii apprécient, comme tous les détritivores et ceux qui tamisent le sable ( gobies et concombres de mer ). Tout le zooplancton s’y développe bien.

MOYEN (entre 1 et 2 mm ) : il y a moins d’animaux qui s’y plaisent; on y remarquera les algues calcaires comme les Halimedas et un type de corail, le Cynarina. ( doughnut coral ).

GROS ( entre 2 et 4 mm ) : les problèmes de déchets apparaissent ; ils s’insinuent entre les grains; un fort courant est nécessaire et du siphonnage régulier; sinon l’accumulation de détritus s’avère très dangereuse. Les principaux échecs viennent de l’utilisation de ce sable car la dénitrification ne se fait bien qu’à partir d’une épaisseur de 10 cm.

TRES GROS ( au-dessus de 4mm ) : le challenge augmente et il faut limiter le nourrissage.

De plus les grains peuvent blesser les animaux. Par contre les poissons mâchoires ( les Opistognathes ) et les pieuvres peuvent apprécier; les plus grands des micro crustacés s’y développent bien.

  • FORME et COULEUR :

Le meilleur sable est sphérique, oolithique et fin.

Sa couleur doit être claire car elle permet alors une réfraction certaine de la lumière.

  • PROFONDEUR :

Toutes les profondeurs peuvent être bonnes, si la couche de sable est bien entretenue.

- <12 mm idéal pour celui qui veut utiliser un sable esthétique fait de coquilles brisées ;

nécessite siphonnage régulier et fort courant.

- de 25 à 75 mm : le plus difficile à entretenir et à faire vivre ; à éviter.

- > 75 mm : de préférence 100 à 150 mm ;


  • MAINTENANCE :



Les principaux PROBLEMES rencontrés sont dus à la taille des grains et à l’épaisseur.

Mais un sur nourrissage et une surpopulation peuvent déséquilibrer tout système.

De même, trop de supplémentation en calcium avec un sable à gros grains crée un béton parfait, mais qui n’a pas sa place ici…

Si l’on veut qu’un processus de dénitrification s’installe, le lit de sable doit être épais et composé d’un grain très fin.

Attention aussi au mouvement de l’eau. Beaucoup de bacs qui ont un fort courant dans les couches du haut de l’aquarium, ont un faible turn-over de l’eau ( moins de 10 fois le volume de l’aquarium par heure ) et un trop faible courant sur le fond. Il en résulte une pauvre oxygénation au niveau du sable, une accumulation de déchets et un sable qui vit mal.

Remuer la surface du sable l’aère, fournit de la nourriture pour les animaux filtreurs en diffusant de la matière organique dissoute ou en fines particules, remet en circulation des éléments entraînés vers les filtres ou l’écumeur. Certains ont eu d’excellents résultats avec des coraux style Scleronephthya, en agitant le sable tous les jours ou 1 fois en semaine. C’est le phénomène tempête qui libère des matières nourrissantes sur le récif ; le danger est présent s’il y a suraccumulation de déchets ; de plus si les coraux du bac ne se nourrissent que grâce à leur zooxantelles, cela ne sert pas à grand chose.

Il faut régulièrement réensemencer ce substrat pour maintenir et élargir la biodiversité de sa population de micro et macro organismes : du sable vivant frais, de nouvelles roches vivantes, des détritivores, des micro crustacés, de nouvelles algues aideront beaucoup. Des clubs organisent des « sand swaps » où les membres s’échangent des tasses de sable issu de leurs aquariums respectifs.

Bien installé, bien réensemencé et réapprovisionné, un épais lit de sable vivant imite bien les fonds d’un lagon ; micro plancton et bactéries sont produits ; la micro faune, vers et crustacés, se développe; les hippocampes sont heureux.

(A suivre)... 

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