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De belles et étonnantes vidéos de National Geographic et du Zoo de Londres sur les hippocampes
HIPPOCAMPUS BARGIBANTI
Avant des découvertes étonnantes dont nous parlerons bientôt, on connaissait 4 espèces d’hippocampes pygmée répertoriées dans les normes : Hippocampus Minotaur, Colemani, Bargibanti et Denise. Certaines espèces comme l’hippocampe des coraux mous et celui des gorgones devront être identifiés comme des espèces nouvelles pour s’ajouter à la liste.
Nous vous proposons ici une magnifique vidéo de National Geographic sur l’hippocampe Bargibanti découvert dans les eaux de Nouvelle Calédonie ; son nom rend hommage à Georges Bargibant, biologiste marin spécialiste des gorgones qui recueillit en 1969 une gorgone Muricella qui portait un hôte passé totalement inaperçu; cet hôte allait devenir, l’hippocampe Bargibanti !
HIPPOCAMPUS CAPENSIS Les puristes anglophiles noteront que le texte de la vidéo contient quelques inexactitudes : - Les hippocampes sauvages ne peuvent pas se nourrir uniquement d'artémias; ils ne vivent pas dans le même milieu et ne peuvent rencontrer d'artémias que dans nos aquariums... - Les algues présentées sont en fait des phanérogrammes, c'est-à-dire des plantes à fleurs marines. - Les dragons de mer filmés ici n'appartiennent pas au genre Hippocampus mais aux genres Phyllopteryx et Phycodurus.
Mais les images sont de toute beauté; le film présente 2 espèces de magnifiques dragons de mer et plusieurs espèces de très beaux hippocampes.
Quant à l'hippocampe du Cap appelé aussi Hippocampe Krisna, il est d'une espèce très rare et en grand danger d'extinction : on ne trouve en effet cet hippocampe que sur les côtes et les estuaires d'Afrique du Sud. Ses habitats préférés sont gravement altérés par l'homme; quand le site est de qualité on peut en compter encore quelques centaines mais depuis quelques années il a déjà disparu de certains lieux. Des plongeurs bénévoles essaient de rencenser le nombre exact des survivants et les emplacements de leurs colonies pour mieux les protéger.
HIPPOCAMPUS HIPPOCAMPUS Depuis le 6 avril 2008, les hippocampes qui vivent dans les eaux anglaises, l’Hippocampus hippocampus et l’Hippocampus guttulatus sont protégés par une loi le « wildlife and Countryside Act » de 1981. Tuer, blesser ou capturer ces animaux sauvages devenait alors un délit. De même les posséder et les vendre; détruire ou abîmer leur environnement; les déranger dans leurs zones d’habitat.
Rassurés par cette protection, des scientifiques ont alors annoncé que des hippocampes à museau court (Hippocampus hippocampus) avaient installé des colonies dans la Tamise, de l’embouchure à Dagenham dans l’est du Grand Londres, avant le barrage de « Thames Barrier » qui protège Londres d’inondations venant de la mer.
C’est une bonne nouvelle à la fois pour la qualité de l’eau de la Tamise et cet hippocampe. On le trouve aussi dans des eaux européennes plus chaudes, comme en France et en Italie, dans des prairies de phanérogammes, des estuaires ou même des zones au sol boueux.
On a appris alors que l’aquarium du Zoo de Londres assurait la reproduction de ces deux hippocampes. Dans le cadre du « Project Seahorse », l’équipe internationale de biologistes de la société zoologiste de Londres ,ZSL qui gère le zoo, coordonne ces élevages au niveau européen. Le comportement et le mode de vie des hippocampes y sont étudiés dans le but de mieux les comprendre et de mieux protéger leur environnement. Lucy Woodalll conduit la première étude génétique sur ces hippocampes afin de déterminer les différences parmi les populations européennes. Lain Caldwell étudie la manière dont les hippocampes se répartissent sur une zone donnée et comment les changements environnementaux les affectent.
Un seul but pour tous, mieux comprendre les hippocampes pour mieux assurer leur survie en Europe.
HIPPOCAMPUS HIPPOCAMPUS
Dans le décor féerique des eaux d’Australie du Sud, 2 créatures irréelles et sublimes surgissent de nulle part, comme dans un conte de fée : un couple de dragon de mer phylloptère. « C’est le début du printemps, la saison où les dragons phylloptères commencent leur cour. Et, dans la lumière du soir, ils commencent à danser…
Dans un duo plein de grâce chaque partenaire imite comme un miroir le comportement de l’autre. L’obscurité va bientôt tirer un voile sur le couple, mais ils vont continuer à danser toute la nuit.
Deux mois se passent et les résultats de leur cour se révèlent. C’est le mâle et il est celui qui porte les œufs, des rangées et des rangées incrustés dans sa queue. Cette fameuse nuit la femelle lui a transféré ses œufs ; depuis seul le mâle veille sur eux ; en les transportant avec lui, il les garde en sécurité.
Et maintenant il est temps pour ses efforts d’être récompensés. Les œufs sont prêts à éclore. Dans le calme d’un matin d’été un bébé dragon de mer, avec le sac vitellin toujours accroché à lui, est né…
Le parterre des algues abrite des dragons plus âgés que lui, qui sont déjà capables de se nourrir. Même si leur père s'est bien occupé d'eux, maintenant ces dragons doivent trouver leur propre voie dans le monde. »
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| © 2010 Patrick André |
