REPRODUCTION ET ELEVAGE  DES HIPPOCAMPES EN AQUARIUM - Page 6 –

 L’aquarium pour l’élevage des alevins d’hippocampes : la lumière, l’eau et la filtration, le cycle de l’azote, la température et la qualité de l’eau, la taille de l’aquarium.

 

 

 

- L’AQUARIUM.

 

 

LA LUMIERE

 

La lumière attire à la fois les petits hippocampes et les nauplii d’artémias qui montent tous à la surface. Les alevins avalent de l’air, trop d’air ; une bulle se forme dans leur corps et ils sont incapables de l’expulser. Ils ne peuvent plus faire fonctionner correctement leur vessie natatoire, et ne peuvent que rester à la surface, flottant misérablement. Il n’y a alors plus rien à faire ; ils meurent de faim.

Les pertes peuvent être très importantes.

 

Le système d’éclairage ne sera pas placé au-dessus de l’aquarium, mais sur le côté, sous le niveau de la surface.

Une bande de carton ou plastique noir sera fixée autour du bac. Elle ira du bord supérieur de l’aquarium jusqu’au tiers supérieur de l’eau. Un couvercle rigide ( pas de serviette ! ) recouvrira le tout. Cette bande fixe par ailleurs les limites de leur univers : ils ne s’épuiseront pas à essayer de traverser le verre transparent, en oubliant de manger.

 

 

 

 

 

L’EAU

 

Il faut aussi compenser régulièrement l’évaporation de l’eau par de l’eau osmosée.

Il vous faudra alors fixer une marque sur la paroi du bac pour délimiter le niveau de l’eau ; une fine découpe de cette bande noire sous forme d’un bandeau que l’on peut soulever et rabattre sera utilisée.

 

Le système de filtration et de circulation d’eau.

 

Le mouvement de l’eau est très important. Il faut suffisamment de courant pour oxygéner, soutenir et maintenir en mouvement les hippocampes et leurs proies. Mais surtout le trop est l’ennemi : les petits ne doivent pas avoir à lutter et à s’épuiser contre un courant agressif. Ils doivent pouvoir s’accrocher facilement à des points d’attache et y rester sans effort trop important. Sans repos ils seraient en danger de mort.

 

 

La filtration

On peut au départ utiliser une simple pompe à air avec un tube dépourvu de diffuseur. Si les bulles sont trop fines, ils pourraient les avaler en les prenant pour des proies et mourir de la « maladie de la bulle d’air ». Si les bulles sont trop grosses, elles peuvent les tuer. Mais il faudra changer par la suite ce système qui reste donc une solution provisoire.

 

Il faut trouver un système qui n’aspire pas et ne broie pas les alevins.

 

Le système du filtre sous gravier présente un inconvénient de taille : le substrat qui sert de filtre rend le siphonnage beaucoup plus long et difficile.

 

Pour un petit nombre d’hippocampes, on peut utiliser au début un pondoir en filet recouvert d’un couvercle, le tout accroché au rebord de l’aquarium des parents. Mais dès que les alevins grandissent, le volume devient trop petit et le système n’est plus opérationnel.

 

Le filtre à éponge relié à une pompe à air, si elle est bien réglée, est une solution acceptable.

 

Un petit filtre extérieur ou intérieur derrière un système de protection est l’idéal :

- dans le premier cas, on installera le filtre sur la paroi arrière de l’aquarium dans un mini bac d’élevage en filet de telle sorte que l’eau soit aspirée dans le filet et rejetée à l’extérieur. Un débit de 380 litres par heure est suffisant, bien que le filet s’encrasse aussi en filtrant l’eau et doit être nettoyé tous les 8 ou 15 jours. 1 bloc de mousse sur 2 sera changé toutes les semaines.

     - dans le deuxième cas l’utilisation d’un séparateur doublé d’un filet très fin dans l’aquarium est nécessaire.

 

Dans les 2 cas, il sera en fonctionnement entre 3 et 6 semaines avant la naissance pour laisser le temps aux bactéries de se développer dans les mousses de filtration. Ces bactéries seront nourries avec de petits morceaux de mysis ; leur développement sera suivi en mesurant d’abord l’ammonium, puis après sa disparition, les nitrites, puis les nitrates.

 

Par ailleurs, il est utile d’ajouter dans le bac d’élevage des algues résistantes et qui ne se lysent pas par sporulation, du style Ulva ou Chaetomorpha ( le fameux buisson vert ), plutôt que des Caulerpes ou des Halimedas. Elles joueront le rôle de filtre naturel et diminueront ainsi le taux de nitrate. Il existe par ailleurs dans le commerce spécialisé divers produits dénitrateurs comme le Cloram-X américain ou diverses résines.

 

 

 

Le cycle de l’azote :

 

Les déchets produits par les alevins ( urine, fèces, restes de repas ) produisent de l’ammonium NH4; des bactéries spécialisées transforment en se nourrissant ce produit hautement toxique d’abord en nitrite NO2, moins toxique, puis en nitrate NO3, encore moins toxique. Dans un aquarium « naturel » le cycle se termine par l’action de bactéries dénitrifiantes présentes dans les roches vivantes et le sable vivant ; elles transforment ce dernier produit en un gaz inodore, l’azote, N2.

 

 

 

La température.

 

Il faut bien sûr surveiller la température ( entre 22° et 26° pour la plupart des espèces tropicales ) grâce à un thermostat  placé dans le bac d’élevage et inaccessible aux petits.

Le stress causé par des variations journalières supérieures à 3 degrés, ou une température trop élevée, peut les affaiblir ; ils peuvent alors attraper diverses maladies.

 

 

La qualité.

 

Les petits sont nombreux dans un volume d’eau faible ; la nourriture est toujours présente en quantité. Une palette fécale est excrétée par chacun toutes les 30 minutes. La qualité de l’eau peut se détériorer très rapidement.

Il importe donc de nettoyer le bac tous les jours et de retirer tous les déchets. Le fond de l’aquarium sera donc nu, dépourvu de substrat, pour faciliter ces opérations. Autrement, les bactéries vont proliférer et les petits tomberont malades et périront.

Un changement d’eau journalier de 20 à 30% s’impose aussi. Tous les jours on mesure les taux de nitrite et nitrate et on détermine ainsi le volume d’eau à changer.

 

 

La taille de l’aquarium.

 

La taille de l’aquarium sera proportionnelle aux nombres de petits que l’on peut élever et à leur âge: une boule à poisson rouge et un « bulleur » ( pompe à air + tuyau sans diffuseur ) peut très bien faire l’affaire avec quelques hippocampes.

 

Mieux, on peut élever au début jusqu’à 5 alevins dans une bouteille de soda de 2 litres; à l’eau de mer on ajoute phytoplancton et rotifères; une légère aération ( 1 bulle toutes les 2 secondes). On siphonne le fond tous les 2 jours, 250ml, et on ajoute phytoplancton et rotifères.…

 

On peut débuter avec un aquarium de 10-15 litres pour 300, pour passer à 30 litres vers 3 mois, puis 60 litres vers 6 mois, tout cela en fonction de la croissance des petits et du nombre de survivants, faible lors des premiers essais.

 

 

 

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